À l'abri de la tempête

by François Roy

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credits

released June 21, 2019

Réalisation et arrangements : Guillaume Bourque
Production : François Roy
Mixage : Ghyslain Luc Lavigne
Prise de son : Ghyslain Luc Lavigne et Patrice Pruneau
Photographie : Frédérique Ménard-Aubin
Design graphique : Jolin Masson
Mastering : Richard Addison, Trillium Sound Mastering
Studios : Madame Wood, Pierre Girard (Planet Studios) et Studio l'Écho (Coop Le Symphonique).

Écrit et composé par François Roy à l'exception de de la chanson Malgré la pluie (paroles par François Roy et Chloé Lacasse / musique par Chloé Lacasse)

François Roy: guitares, voix
Guillaume Bourque : guitares, basse, Wurlitzer
David Couture : batterie, percussions
Jérôme Dupuis-Cloutier : Trompette
Renaud Gratton : Trombone
Anne-Marie Pollak : voix

Collaboration spéciale : Chloé Lacasse, voix et piano sur Malgré la pluie. Piano sur Les taxis sont toujours trop lents.

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François Roy Montreal, Québec

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Track Name: À l'abri de la tempête
Encore un matin d’hiver
À regarder par la fenêtre
À regarder par la fenêtre
À l’abri de la tempête
Du haut du 12e étage

Et je vois les gens en bas
Petits, petits dans le froid
Petits, petits dans le froid
À remonter leur foulard
Pour faire face au vent du Nord

J’aime l’hiver, j’aime l’hiver, j’aime l’hiver… à ma fenêtre
J’aime l’hiver, j’aime l’hiver, j’aime l’hiver… à l’abri de la tempête
On est bien ici au chaud
Et tu te lèveras bientôt
Et tu te lèveras bientôt
Pour me rejoindre en robe de chambre
Dans le soleil de décembre

J’aime l’hiver, j’aime l’hiver, j’aime l’hiver… à ma fenêtre
J’aime l’hiver, j’aime l’hiver, j’aime l’hiver… à l’abri de la tempête
Les gens peuvent bien pousser leur char
Se plaindre que le bus est en retard
Les pieds mouillés
Les gens peuvent bien vanter le sport
Aller glisser ou jouer dehors
Les mains gelées

Je lis des bandes dessinées
Je réchauffe l’eau pour le thé
Je réchauffe l’eau pour le thé
La porte est barrée à clé
On l’ouvrira au mot de mai
Track Name: Truman show
Tu me dis souvent
Que le monde est à l’envers
Quand tombe la pluie
Au beau milieu de l’hiver
Quand on tient les morceaux
De notre véhicule lunaire
Pour éviter les trous d’eau
Et les champs de cratères

Tu me dis souvent
Que le monde est à la dérive
Quand tu restes prisonnière
Sur le pont, entre deux rives
Quand tu scannes la radio
Y a plein de signes de vie
Mais y a que’que chose qui sonne faux
Dans le vide en dessous du bruit

Un jour, un jour, un jour…
On va sortir du décor
Aller voir de l’autre bord
Si le monde est plus beau
De l’autre côté du rideau

Un jour, un jour, un jour…
On va sortir du décor
Aller voir de l’autre bord
Si le monde est plus beau
De l’autre côté du rideau
Pareil comme dans Truman show
Track Name: Pékin
La lune flottait comme une île
Cercle blanc dans l’encre de Chine
Lampadaire
Millénaire
Dans le ciel de Pékin
Lampadaire
Millénaire
Quand le reste s’éteint

Depuis qu’il fait noir le jour, nous attendons le soir
Et la pleine lune surtout, pour enfin se voir
Sans nos masques, sans nos masques, sans nos masques

Le jour ne se lève plus
Ce n’est que l’heure qui tourne
Sur les murs
Sur les rues
Le manteau de brouillard
Sur les murs
Sur les rues
Danse comme un cauchemar

Depuis qu’il fait noir le jour, nous attendons le soir
Et la pleine lune surtout, pour enfin se voir
Sans nos masques, sans nos masques

À visage découvert mon amour
Compte les nuits compte les jours
La lune disparaît à son tour…

Depuis qu’il fait noir le jour, nous attendons le soir
Et la pleine lune surtout, pour enfin se voir
Depuis qu’il fait noir le jour, nous attendons le soir
Et la pleine lune surtout, pour enfin se voir
Sans nos masques, sans nos masques, sans nos masques
Track Name: L'astronome
Assis sur le bord des anneaux de saturne
Je contemple le ballet d’étoiles
Dans mon télescope, à côté de la lune
La Terre a l’air une boule de cristal

Je suis astronome, face à l’immensité
L’univers me fait verser des larmes
Mais je suis un homme, face à l’assemblée
Aujourd’hui, je viens sonner l’alarme

On n’a pas encore trouvé de vie ailleurs à des années lumières
On n’a pas inventé la machine pour revenir en arrière
La voie lactée est pas plus grande qu’un grain de riz
L’humain est une poussière aux yeux l’infini

J’ai vu des glaciers, j’ai vu des volcans
J’ai vu la dérive des continents
J’ai vu l’île de Pâques et Pompéi sous les cendres
Personne décode les signes quand c’est urgent

On n’a pas encore trouvé de vie ailleurs à des années lumières
On n’a pas inventé la machine pour revenir en arrière
La voie lactée est pas plus grande qu’un grain de riz
L’humain est une poussière aux yeux l’infini
On n’a pas encore trouvé de vie ailleurs à des années lumières
On n’a pas inventé la machine pour revenir en arrière

Y a des jours où je me demande pourquoi je me creuse la tête
On sera les derniers fous dans l’œil de la tempête
Les plantes, les libellules, survivront sur la Terre
Et tous les vieux rochers oublieront vite les mammifères
Track Name: Malgré la pluie
Paroles : François Roy et Chloé Lacasse
Musique : Chloé Lacasse

J’avais éteint mon téléphone
L’orage tranchait mon manteau
J’étais loin de la maison
Et mes bottes prenaient l’eau
Au bout du rang
C’était l’automne
J’avais éteint mon téléphone

Il m’avait dit d’aller marcher malgré la pluie
De prendre le temps de respirer
Et d’être heureuse sans lui

L’odeur du bois et de la terre
Noyée sous les colonnes d’eau
J’avais perdu tous mes repères
Mes pieds ont suivi le ruisseau

Au bout du rang
C’était l’automne
J’avais éteint mon téléphone
Je n’avais plus personne

Il m’avait dit d’aller marcher malgré la pluie
De prendre le temps de respirer
Et d’être heureuse sans lui

L’orage s’est arrêté, d’un coup, d’un coup, d’un coup
Le ciel s’est dégagé, d’un coup, d’un coup, d’un coup
Et dans la lumière de novembre
J’ai dispersé les cendres

Il m’avait dit d’aller marcher malgré la pluie
De prendre le temps de respirer
Et d’être heureuse sans lui
Track Name: Émilie
Émilie… Émilie…
Je marchais toujours
Les pieds dans les flaques
Pour laisser ma trace
Dans ta cour

On se sauvait le jour
En suivant la piste
Jusqu’au bord de l’île
À vélo

Émilie… Émilie… attends-moi
Tu marchais jamais
À côté de la track
Pour éviter les claques
D’un père fou
Aujourd’hui ton chum t’adore…
Toute à l’envers
Il frappe comme le tonnerre
Sur ta joue
Émilie… Émilie…
Les coups de foudre devraient pas laisser des bleus
Y d’autres gars qui oseraient jamais blesser tes yeux

Émilie vas t’en de là (bis)
Tu te rappelles, à la tombée de la nuit
Ta mère pleurait sans bruit… elle aussi
Je te dis toujours
Que je recommencerai jamais
Que cette fois là, c’est pour vrai
Mais c’est faux

Émilie… Émilie…
Reviens pas
Track Name: Les taxis sont toujours trop lents
Tu m’appelles seulement tard le soir
En sauveur, quand t’as peur du noir
Pour le reste, t’as un pusher d’amour
Moi je suis juste une roue de secours

Les taxis sont toujours trop lents…
Et moi j’arrive, j’arrive tout le temps
Tout le temps, tout le temps
En retard

En chemin, je compte les feux rouges
Tu m’écris, des messages un peu flous
Le trafic vampirise ma impatience
Je voudrais conduire une ambulance

Les taxis sont toujours trop lents
Et moi j’arrive, j’arrive tout le temps
Tout le temps, tout le temps
En retard

J’entre en courant dans ta chambre
De quoi tu ries? Pourquoi tu trembles?
Mon cœur bat, le tien j’me demande
Est-ce qu’on va se rendre à l’urgence?

Les taxis sont toujours trop lents
Et moi j’arrive, j’arrive tout le temps
Tout le temps, tout le temps
En retard

Endormie, au milieu des aiguilles
Sans soucis pour les bleus sur tes chevilles
Nuages gris, épines de roses
Mauvaise nuit, pour dépasser ta dose

Les taxis sont toujours trop lents
Les taxis sont toujours…
Track Name: Au-dessus des cordes à linge
Je voudrais voir le monde
Comme les gens le rêvent
Quand ils sont couchés en cuillère

Quand les amoureux
Se disent à voix basse
Tout le bien qu’ils veulent faire

Si on se forçait toujours
Pour faire mieux
Que nos peurs

Si on se regardait juste
Dans les yeux
Ou dans le cœur

Que le premier debout
Allume la lumière
Que le soleil se lève
Pour tous ceux derrière
Qu’on se sorte enfin
De nos pièges à méninges
Pour voir que le ciel est bleu
Au-dessus des cordes à linges
Track Name: Champ gauche
Quand tu t’engages dans le champ gauche
Tout le monde te dit que c’est ben beau
Mais qu’on peut pas changer le monde
Parce que c’est de même, pis qu’est-ce tu veux

Moi je vas te le dire, tout ce que tu fais
A des répercussions queq’part
Que tu prennes tes pieds, que tu prennes le char
Que tu prennes l’avion, que tu fasses le mort

La vie est tellement belle
Depuis que t’es là
J’aimerais que les nouvelles soient bonnes
Le jour de tes premiers pas

Ça fait que je suis descendu dans rue
En te portant sur mes épaules
Rejoindre la marée humaine
Celle qui est prête à jouer son rôle

La vie est tellement belle
Depuis que t’es là
J’aimerais que les nouvelles soient bonnes
Le jour de tes premiers pas

J’t’un peu tanné de les entendre
Nous dire de pas pelleter de nuages
Le système casse de tous les bords
On peut-tu faire preuve de courage?

On peut-tu rehausser la barre
et s’impliquer pour que ça change
On peux-tu se voter d’autre chose
Et même essayer de donner l’exemple…

La vie est tellement belle
Depuis que t’es là
J’aimerais que les nouvelles soient bonnes
Le jour de tes premiers pas
Track Name: Seattle USA
Ton père pis ta mère
Avaient décidé de tenter leur chance
L’autre bord de la frontière
Juste au Sud de Vancouver
À Seattle USA, Seattle USA
Well, well, well, welcome back

Si t’as les bleus cet hiver
Si ton cœur traîne « kêkpart » à la frontière
En voyage comme en amour
Tu peux faire des allers-retours

T’as traversé les États
Sur Nevermind de Nirvana
Un peu de nostalgie, en roulant sous la pluie
Tu débarques à Montréal
En plein soleil Place des Festivals
Les terrasses sont remplies, y a un line up à la banquise
Well, well, well, welcome back

Si t’as les bleus cet hiver
Si ton cœur traîne « kêkpart » à la frontière
En voyage comme en amour
Tu peux faire des allers-retours

Depuis que t’es là
Le temps a passé sans qu’on le voit
Tu cours sur tes vingt ans, encore un autre printemps
T’en as plein ton cas’
T’as ton passeport dans ton sac
Pis tu veux t’envoler vers Dublin ou Sydney

Si t’as les bleus cet hiver
Si ton cœur traîne « kêkpart » à la frontière
En voyage comme en amour
Tu peux faire des allers-retours
Track Name: Compter les oiseaux
On se réveille en même temps que le soleil
Et les oiseaux parlent à notre place
La poussière danse dans un rayon de lumière
Et le silence goûte le bonheur

Nos corps encore au repos
Au creux des draps encore chauds

Tu te faufiles hors du lit, je te suis
Dans la rosée pour voir le bal des colibris

Nos cœurs montent sur leurs grands chevaux
Un corps à corps au galop

On va s’inventer des saisons, si tu veux
Faire l’amour près du ruisseau
On va se jeter dans l’horizon, si tu veux
Aller compter les oiseaux
Track Name: Si la marée
Si la marée jetait des corps
Sur le bord du fleuve St-Laurent
Trouverais-tu ça plus troublant?
Si c’était ta fille sur le bateau
Pis qu’à l’avait pas ses papiers
La laisserais-tu? La laisserais-tu rentrer?

Pourquoi attendre que le drame soit si proche
Pour enfin écouter l’écho
De tout ce qui se passe ailleurs

Quand la fusillade éclate à Toronto
La nouvelle prend d’assaut tout le web
Et les politiciens se succèdent au micro
D’un coup le sport et la météo
S’imposent le silence
Et toute l’estrade offre ses condoléances

Pourquoi attendre que le drame soit si proche
Pour enfin écouter l’écho
De tout ce qui se passe ailleurs

Quand d’occident prend la tribune
Les autres prennent le chemin de la fosse commune
Un massacre au Congo, y a pas de cloches qui sonnent
Ça arrive en Afrique, ça arrive à personne
Le Yemen, La Syrie, le Darfour, la Turkie
Les enfants sous les bombes, ça arrive à tout le monde

Si la marée jetait des corps
Sur le bord du fleuve St-Laurent
Trouverais-tu ça plus troublant?
Si c’était ta fille sur le bateau
Pis qu’à l’avait pas ses papiers
La laisserais-tu? La laisserais-tu rentrer?

Pourquoi attendre que le drame soit si proche
Pour enfin écouter l’écho
De tout ce qui se passe ailleurs

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