Chérie, les heures

by François Roy

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Fidel Valdés Gonzàlez
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Fidel Valdés Gonzàlez Bon album. Merci. Favorite track: Tu marches sur Mont-Royal.
Maison Planàterre
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Maison Planàterre J'ai trouvé le 1er album de François très bon avec plusieurs pièces qui m'ont séduit au plus haut point. Et celui-ci va dans la même direction avec un Titre-phare cette fois-ci "Tu marches sur Mont-Royal". Coller deux bons albums l'un à la suite de l'autre est une marque de constance et d'excellence.

"Tu marches sur Mont-Royal":
www.youtube.com/watch?v=QdAU_v_um_I

Inédit "Émilie":
www.youtube.com/watch?v=y_dnBLS_uQ0

MP:"Minuit moins une", "Bleu" et "Au creux de ta paume"=+5 Favorite track: Tu marches sur Mont-Royal.
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  • Compact Disc (CD) + Digital Album

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1.
Tu marches sur la rue Mont-Royal Les pieds perdus entre deux bars Les yeux aveuglés par les chars Partie à l’heure où le fun pogne Sans dire salut à personne Avec un grand trou dans le coeur Toute la soirée, t’avais la tête ailleurs À chaque fois qu’on sort pour un verre Tu t’assoies près de lui Mais t’es toujours à l’envers À l’entour de minuit À l’envers… Coin Mont-Royal et St-Denis La rumeur court sur les terrasses La vie c’t’à deux qui faut que ça se fasse Mais t’as beau savoir ce que tu veux Tu peux pas décider pour deux À chaque fois qu’on sort pour un verre Tu t’assoies près de lui Mais t’es toujours à l’envers À l’entour de minuit À l’envers… Coin Mont-Royal et St-Denis Tu voudrais que ça tourne autrement Pour être avec lui plus souvent Tu voudrais dormir dans ses bras Et qu’au matin vous restiez là À parler de la pluie pis du beau temps Vivre dans le même appartement Tu voudrais rêver aussi Tu voudrais faire des p’tits Tu voudrais voir Les yeux fermés, lèvres entrouvertes À travers l’élan qui se cherche Vivre la danse, le grand mélange Et qu’il en redemande À chaque fois qu’on sort pour un verre Tu t’assoies près de lui Mais t’es toujours à l’envers À l’entour de minuit À l’envers… Coin Mont-Royal et St-Denis
2.
Nos lèvres 03:08
Partis tous les deux Au milieu de la tempête On a suivi la lune Qui éclairait la neige Et nos lèvres, et nos lèvres, et nos lèvres… Le mercure descendait jusqu’au bas de la côte Dans le petit chalet qui servait d’alcôve À nos lèvres, à nos lèvres, à nos lèvres… Depuis, je rêve éveillé Je vois l’hiver au milieu de l’été Ta robe de soie me ramène vers le froid Tes lèvres me laissent encore Des frissons sur les bras Y avait le vent du Nord Qui s’infiltrait entre chaque brique Y avait le feu de ton corps Sous la laine qui pique Et nos lèvres, et nos lèvres, et nos lèvres… Y avait nos mains aimantées Par les pôles magnétiques Nos souffles trop courts Dans le froid de l’Arctique Et nos lèvres, et nos lèvres, et nos lèvres… Depuis, je rêve éveillé Je vois l’hiver au milieu de l’été Ta robe de soie me ramène vers le froid Tes lèvres me laissent encore Des frissons sur les bras Y avait le vent, y avait le Nord Y avait le feu de ton corps Y avait nos souffles trop courts Dans le froid qui mord Le courant passait tellement fort Dans nos mains aimantées Depuis, depuis, depuis… Depuis je rêve éveillé Je revois nos ombres enlacées Danser sur la cadence Du feu de foyer Qui brûlait les planches Je revois la lune et la neige Dans la campagne blanche Et mes doigts en piano Qui dévalaient tes pentes Depuis, je rêve éveillé Je vois l’hiver au milieu de l’été Ta robe de soie me ramène vers le froid Tes lèvres me laissent encore Des frissons sur les bras
3.
Atlantide 03:08
J’habitais sur une île dans l’océan Mais la fumée des villes mêlée aux vents A caché le soleil Et fait monter la mer Jusqu’aux oiseaux Mon village englouti dans les vagues Mon visage noyé dans les larmes J’ai franchi des frontières Sans papiers, sans retour... En arrière Sur un banc de corail Ou sous les nénuphars Les ruines de mon pays Dorment encore quelque part Du moins j’espère Et j’suis loin, loin, loin… De chez nous Et y a nulle part Où je tiens debout Je suis à Montréal depuis hier Étranger coloré dans l’hiver Je comprends pas les mots La langue de toute une vie… À refaire Et comble de malchance J’ai jamais demandé 10 pieds de neige blanche J’aimerais mieux retourner… À la mer Et j’suis loin, loin, loin… De chez nous Et y a nulle part Où je tiens debout On me parle du mystère de l’Atlantide Reflet de l’effet de serre sur les îles On a blâmé les usines Le charbon et la Chine J’ai pas compris Mais je suis loin, loin, loin… De chez nous Mais je suis loin, loin, loin, loin… Et y a nulle part Où je tiens debout
4.
Mon radeau se perd Sur les rivières du temps Voguant au creux de ta nuque Ou sur ta robe dans le vent Dans nos après-midis À contre-courant Montréal oublie Que son ciel est bruyant Quand les ruelles chantent Nos ballades de septembre Nos mains se retrouvent Au bout d’un moment Malgré la gêne qui couve En dessous de l’élan Quand les ruelles chantent Nos ballades de septembre On a beau dire qu’on avait tout vu On a beau dire : « On ne m’y prendra plus… » Quand les ruelles chantent Nos ballades de septembre On chavire… Le temps décélère Nos coeurs dépassent la montre L’espace de nos lèvres Diminue chaque seconde Et les ruelles chantent Nos ballades de septembre Nos yeux en ont long à se dire Mais pour l’instant, on inspire… Et on plonge
5.
Les premiers jours d’amour Blottis l’un contre l’autre Avant tous les détours On s’attire tout doucement Des aiguilles, des aimants Des girouettes, des boussoles Sur la track, face au train Ton tic tac et le mien Une course contre la montre Dire qu’on s’est touchés du bout des doigts Qu’on était couchés juste là, qu’on s’aimait… Dire qu’on s’est touchés du bout des doigts Qu’on était couchés juste là, qu’on s’aimait… Mais le temps nous échappe Il nous laisse tomber Du point A au point B Et mes tics et tes tocs Nos folies s’entrechoquent Et nous laissent les mains vides Dire qu’on s’est touchés du bout des doigts Qu’on était couchés juste là, qu’on s’aimait… Dire qu’on s’est touchés du bout des doigts Qu’on était couchés juste là, qu’on s’aimait… Le temps nous manque mon amour Le temps nous manque Le temps nous manque mon amour Le temps nous manque Comment faire pour se perdre Sur une courte distance Sans chercher, sans trouver… À comprendre? Dire qu’on s’est touchés du bout des doigts Qu’on était couchés juste là, qu’on s’aimait… Dire qu’on s’est touchés du bout des doigts Qu’on était couchés juste là, qu’on s’aimait…
6.
Le biscuit que tu craques Ce petit coquillage Le papier que tu froisses Une ombre sur ton visage La pâte fine que tu croques Dans un moment d’absence Lorsque nos yeux se croisent Un duel de silence Les amours friables Comme des biscuits chinois Consommés à la chaîne À la chaîne, à la chaîne Le couple à la table à côté Le miroir de notre soirée Une larme rouge au fond des coupes La dernière goutte de sang qui coule Des amours friables Comme des biscuits chinois Consommés à la chaîne À la chaîne, à la chaîne Dans leur grand aquarium Les poissons exotiques Regardent sans comprendre Ce film sans sous-titres Les algues s’en balancent Ne reste que les anges Pour attendre… La suite Le plastique que tu jettes Tes doigts fins sur les miettes Cramponnés au destin À cette dernière chance Les amours friables Comme des biscuits chinois La fortune brille toujours Au fond des coeurs qui se noient À la chaîne, à la chaîne, à la chaîne…
7.
Bleu 02:32
Ce matin le soleil est en feu Viens chasser les jours pluvieux Laisse-moi le volant si tu veux Garde le printemps pour tes yeux On va se perdre dans le ciel Bleu… J’ai déjà rentré les bagages J’ai pas trouvé les nuages Les cafés attendent dans le char Y est à peine huit heures et quart On va se perdre dans le ciel Bleu… Les longues heures Les fenêtres grandes ouvertes Le vent et les Beatles en cassette Le vent et les Beatles pour chanter On arrêtera pour dîner Au coin d’une table pique-nique La cerise sur le sundae Avant de remettre la musique On ira longer le fleuve Bleu… Et même si On croisait la pluie On peut s’aimer même sous un ciel gris Même sous un ciel gris, on peut s’aimer On roulera jusqu’à la lune Mais avant minuit moins une On se retrouvera dans un lit Dans un motel loin d’ici Avant de se perdre dans la nuit Bleue…
8.
Chérie, j’ai calculé Les heures de nos journées Me semble qui a deux-trois trucs Qu’on devrait changer Huit heures dedans notre lit Deux heures dedans nos chars Huit heures devant nos ordis Pis quand on rentre… On n’a plus le goût de se voir On traîne chacun de notre bord Toi t’as les bleus, pis moi je broie du noir La semaine de 40 heures… C’est « tough » pour le coeur Le temps revient pas Repeindre les clôtures Remettre le ciment Pis la brique sur les murs Le temps revient pas Refaire des souvenirs Tu ramasses ceux que t’as Comme des fleurs à cueillir Chérie, j’ai calculé Les heures de nos journées Je sais pas ce qu’on attend parce que vraiment… C’est pas compliqué Chérie, un cinq et demie C’est peut-être pas géant Mais c’t’en masse assez grand Pour élever des p’tits Chérie, les enfants Quand y regardent l’écran Ils voient les bonhommes bouger Peu importe le nombre de pouces carrés Le temps revient pas Repeindre les clôtures Remettre le ciment Pis la brique sur les murs Le temps revient pas Refaire des souvenirs Tu ramasses ceux que t’as Pour te faire sourire Chérie, les vacances C’est peut-être plus beau ici Quand le soleil sort au parc Jarry Qu’un « open bar » à Hawaï Chérie, les fins de semaines Ta main dans la mienne Je demande pas moins, je demande pas mieux C’est tout ce qu’y me faut pour être heureux
9.
Minuit moins une Et la marée s’avance Comme une paupière sur la dune Pendant que toi tu danses Dans nos pupilles qui s’allument Y a le noir de la mer Le reflet de la lune Comme un grain de poussière On ne voit plus Ni la plage, ni le phare On ne cherche plus Ni le sens, ni le Nord On est là simplement Au milieu de nulle part Point de chute Point de fuite Et point de départ Minuit moins une La marée se balance Entre les châteaux de sable Et l’océan de silence Cet immense tombeau Peut avaler nos coeurs Mais on se jette à l’eau Et tant pis si on meurt On ne voit plus Ni la plage, ni le phare On ne cherche plus Ni le sens, ni le Nord On est là simplement Au milieu de nulle part Point de chute Point de fuite Et point de départ Minuit moins une Question en suspend Qu’est-ce qu’on fait maintenant? La marée se retire Et c’est l’heure de partir Est-ce qu’on se tend la main? Adieu ou à demain
10.
Tu dormais encore Au creux de son ventre Je chantais dehors Pour tromper l’impatience En berçant ton âme dans la mienne En attendant que tu viennes Je te prends dans mes bras Mais je suis perdu dans tes yeux Y est trop tôt pour savoir Si y seront bruns ou bleus Au creux de ta paume Dans ta petite main Se croisent les lignes De tous les destins Au creux de ta paume Quand tu serres le poing Autour de mon doigt C’est mon coeur que tu tiens Peu importe l’heure Que t’aies faim ou que tu pleures Je vais bercer ton âme contre la tienne Jusqu’à temps que la joie revienne Au creux de ta paume Dans ta petite main Se croisent les lignes De tous les destins Au creux de ta paume Quand tu serres le poing Autour de mon doigt C’est mon coeur que tu tiens Déjà tu marches, déjà tu cours Déjà tu parles, déjà tu joues Au creux de ta paume Dans ta petite main Se croisent les lignes De tous les destins Au bout de tes doigts Quand tu serres les miens Mon coeur… Ne demande plus rien
11.
Y a longtemps qu’on s’est vus Longtemps qu’on s’est perdus de vue La dernière fois je me souviens C’était dans le coin de Rouyn Tu parlais d’étoiles filantes De routes à courir Tu disais faut que je chante Ou ben j’m’en va mourir Je sais la route est longue Tout paraît le bout du monde Plus t’avances, pire que c’est Tout est toujours à recommencer Elle ne passe qu’une seconde L’étoile vagabonde À peine le temps de rêver Que déjà… elle s’en est allée Une autre ville, un autre soir Perdue au fond d’un petit bar À chanter le blues de ta vie Dans la boucane et le bruit Et le lendemain tu repars Avec ton petit bonheur Tes bagages et ta guitare Par le prochain bus voyageur Je sais la route est longue Tout paraît le bout du monde Plus t’avances, pire que c’est Tout est toujours à recommencer Elle ne passe qu’une seconde L’étoile vagabonde À peine le temps de rêver Que déjà… elle s’en est allée Une maille à l’envers, une à l’endroit La route nous tricote De revers et de fausses joies Jusqu’au bout de nous-mêmes Elle nous emporte… Lâche pas Doris, tiens ton bout Joue le tout pour le tout Sur ton vieux piano aux dents cariées Puisses-tu toujours courailler Et si jamais tu ne sais plus Souviens-toi de ce qu’on disait L’important c’est pas le but C’est le chemin que l’on fait Je sais la route est longue Tout paraît le bout du monde Plus t’avances, pire que c’est Tout est toujours à recommencer Elle ne passe qu’une seconde L’étoile vagabonde À peine le temps de rêver Que déjà… Elle s’en est allée

credits

released November 22, 2016

Réalisation : David Brunet
Production : François Roy
Arrangements : David Brunet et François Roy
Prise de son : David Brunet, Simon Blouin, Ghyslain-Luc Lavigne
Mixage : Ghyslain-Luc Lavigne
Matriçage : Marc Thériault @ Le Lab Mastering
Graphisme et illustration : Elise Eskanazi
Photographie : Valérie Paquette

Écrit et composé par François Roy à l’exception de :
L’étoile Vagabonde (Paroles et musique : Stephen Faulkner) ;
Minuit moins une, Nos lèvres et Contre la montre
(Paroles : François Roy / Musique : François Roy et David Brunet)

François Roy : guitare acoustique, voix
David Brunet : basse, guitares, ukulélé, piano, voix,
percussions, claviers, programmation
Simon Blouin : batterie, percussions
Sheila Hannigan : violoncelle
Benoît Rocheleau : trombone
Ariane Vaillancourt : voix (Contre la montre)
Claudia Thuot : voix (Comme des biscuits Chinois)
Clémence Brunet : voix (Au creux de ta paume)
Maritza-Bossé Pelchat : voix (Tu marches sur Mont-Royal,
Atlantide, Chérie, les heures, Au creux de ta paume)

À tous ceux qui ont permis à cet album de voir le jour ; aux dizaines de contributeurs de la campagne de socio financement, à mes amis, à ma famille, merci! Remerciements particuliers à David Brunet à la réalisation pour ta créativité, ta rigueur, ta disponibilité et tout le plaisir qu’on a eu à travailler ensemble. Aux musiciens, incluant David toujours, merci pour votre talent. Merci à Ghyslain-Luc Lavigne d’avoir fait briller tout ça. Valérie Paquette et Elise Eskanazi, pour la splendide pochette. Maxime Jarry, pour les précieux conseils. À Maude, pour l’amour et l’inspiration au quotidien. À vous tous, merci.

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