Le bonheur arrive à pied

by François Roy

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Maison Planàterre
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Maison Planàterre François Roy est une sorte d'analyste à l'esprit pénétrant et imagé. Sa musique est coulante, souple, et le niveau de langue est soigné tout en étant abordable. Il y a plusieurs de ces auteurs-compositeurs-interprètes au Québec dont la musique se prêtent à la réflexion tout en relaxant ou en s'occupant à des activités casanières. En écoutant cet album j'ai penser à l'occasion à Sylvain Lelièvre. Allez savoir pourquoi?

MP:"Drôle d'oiseau", "Tranquillement je reviens" et "Je cherche l'ancre"=+5 Favorite track: Les rêves qui grattent à ma fenêtre (les soirs d'hiver).
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1.
On voudrait tellement Arriver vite arriver loin On regarde les autres Ceux qui savent courir, ceux qui ne craignent rien Y a-t-il un moteur Un raccourci, un simple moyen? Pour oublier ses peurs Faire taire ses questions, parvenir à ses fins? On voudrait des ailes Mais le bonheur arrive à pied Délaisser de guerre lasse Le champ de bataille, le bouclier Les années d’angoisses Rendre les armes, les oublier Plus besoin d’elles Quand le bonheur arrive à pied
2.
Le temps file dans mes écouteurs Au gré des hits que j'ai appris par cœur Toutes ces histoires qui viennent me chercher Au fond c'est la mienne en pièce détachée J'entends les mots dans d'autres bouches Mais c'est ma vie qui joue en boucle Si tu connais les chansons que j’aime Entre nous y a plus de secrets qui tiennent Dans chaque chanson mon cœur cube rubik Chaque chanson mon cerveau tourne-disque Des images en rafales Dans chaque chanson mon cœur cube rubik Chaque chanson mon cerveau tourne-disque Des images en rafales Comme si je marchais dans un clip Et le temps file dans mes écouteurs Au gré des hits que j'ai appris par cœur
3.
Une job sur mesure Soumise à l’usure Et le temps qui passe Un couple fait tic tac Comme une bombe en marche Un cheval à 3 pattes Tu pars ou tu restes? Une job sur mesure Soumise à l’usure Et le temps qui passe Un couple fait tic tac Comme une bombe en marche Un cheval à 3 pattes Une maison fanée Des volets fermés À quand la lumière? Tu pars ou tu restes? Une job sur mesure Soumise à l’usure Et le temps qui passe Un couple fait tic tac Comme une bombe en marche Un cheval à 3 pattes Une maison fanée Des volets fermés À quand la lumière? Des amis qui se quittent Un vieil élastique C’est « loose » ou ça casse Tu pars ou tu restes? Une job sur mesure Soumise à l’usure Et le temps qui passe Un couple fait tic tac Comme une bombe en marche Un cheval à 3 pattes Une maison fanée Des volets fermés À quand la lumière? Des amis qui se quittent Un vieil élastique C’est « loose » ou ça casse Une annonce de voyage Des amants de passage Et l’avion dans un ciel bleu Et la mer plein les yeux... Tu pars ou tu restes?
4.
Chanson de pluie chanson de char Chanson de route et de départ Chanson de paysages qui défilent Chanson qui me traîne de ville en ville Au loin mon village morne Disparaît sous le ciel d’automne Le vent souffle dans les feuilles Chanson de joie ou de deuil ... Par-delà le petit pont Je suis un ange vagabond Descendu chercher mon ombre Descendu chercher mon nom Et l’eau coule sur le pare-brise Ma vie atteint l’autre rive Le fugueur suit la rivière Chanson pour un cœur de pierre ... Chanson pour une porte close Plus de bleus, plus d’ecchymoses Chanson bien ancrée au sol Pour toutes mes peurs qui s’envolent Chanson douce pour quelqu’un qui tient Le soleil au creux de sa main
5.
Chien de ville dans un appartement L’espace est trop petit ou mon corps est trop grand Chien de ville dans un appartement Mon maître est parti et je sors pas souvent Mais je pleure... je pleure... Je pleure les chiens errants et les chats de ruelle Offerts en cadeau dans un bas de Noël 25 janvier dehors 25 sous zéro Des vies de misère qui donnent froid dans le dos Je pleure… je pleure… Peux-tu te mettre à notre place, te mettre à notre place Pour nous le malheur tient sur deux pattes Y a jamais rien qui change si y a personne pour entendre Le taureau qui tombe dans la corrida Les singes de labs et les chiens de combat Animaux de ferme, de scène ou de cirque Maltraités sans gêne pour le fun ou le fric Peux-tu te mettre à notre place, te mettre à notre place Pour nous le malheur tient sur deux pattes Peux-tu te mettre à notre place, te mettre à notre place Y a jamais rien qui change si y a personne pour entendre Le pitbull couvert de cicatrices Le caniche couché dans sa propre pisse La meute qui hurle contre son châtiment Les chaînes et la crasse et les traces de pur-sang Je pleure et je meurs la peau sur les os À coups de bâton ou à coups de couteau Je pleure dans les cages des usines à chiots Et toutes nos âmes ont le même bourreau Peux-tu te mettre à notre place, te mettre à notre place Pour nous le malheur tient sur deux pattes Peux-tu te mettre à notre place, te mettre à notre place Y a jamais rien qui change si y a personne pour entendre
6.
Le premier métro Déjà bondé de monde Qui fonce vers un bureau Un fax, une sonde Je n’ai pas de travail Je ne suis pas attendu Les gens me contournent Comme si je n’existais plus Et je prends mon sac, mon temps, le pouls du monde Et je prends mon sac, mon banc, le pouls du monde et j’attends… Midi moins quart Toujours à la même place Je n’ai pas pris le train Je monte à la surface J’ai le ventre vide Devant les restaurants pleins Même si c’est eux et pas moi Qui devraient tendre la main Et je prends mon sac, mon temps, le pouls du monde Et je prends mon sac, mon banc, le pouls du monde et j’attends… Je cherche l’ancre Pour mon bateau à la dérive Je cherche l’encre Pour mon stylo à bille Je cherche l’ancre Pour mon bateau à la dérive Je cherche l’encre Pour mon stylo à bille On ne fait pas la une On ne fait pas la une On ne fait pas la une Du journal, des nouvelles Quand on traîne comme je traîne Au milieu des ruelles Le soleil se couche Sur ma ville trop grande Sur les gens qui se poussent Vers les banlieues plus tendres Je marque à la craie Mon nom sur le trottoir Espérant qu’il reste si je fonds dans le noir Et je prends mon sac, mon temps, le pouls du monde Et je prends mon sac, mon banc, le pouls du monde et j’attends…
7.
T’as pris ton envol Un matin de septembre Tu savais pas encore Quelle direction t’allais prendre Je reste tout seul à Montréal Les deux pieds dans la neige sale Et même si je veux, même si je veux, même si je veux pas… T’es de moins en moins là Dès nos premiers jours ensemble Je t’ai donné le centre Maintenant mon existence Tourne autour de l’absence Et même si je veux, même si je veux, même si je veux pas… C’est plus fort que moi Même si t’es plus là je joue À ton souffle dans mon cou À ta peau sur la mienne quand y faisait froid À ton cœur qui bat sous mes doigts Tu marches dans les rues d’Amsterdam Je vis chaque pas qui nous éloigne Tous nos détours, tous nos amours, toutes ces chansons là Que j’écrivais pour toi Même si t’es plus là je joue À ton souffle dans mon cou À ta peau sur la mienne quand y faisait froid Juste au moment Où je pensais tenir ta main Je sens tes doigts Glisser entre les miens
8.
Un drôle d'oiseau, se creuse la cervelle Juché tout en haut, au sommet d'un gratte-ciel En voyant les gens en bas, en tas Y se demande comment, comment y font ça Comment ces petits êtres ont construit des satellites Des salles de cinéma, des robots, des boules à mites Eux qui se promènent le nez dans un journal Un café à la main Eux qui s'engouffrent sous la terre Pour ressortir un peu plus loin Eux qui se parlent dans des appareils À distance Eux qui s'habillent tous pareils De la même indifférence Un drôle d'oiseau, se creuse la cervelle Juché tout en haut, au sommet d'un gratte-ciel En voyant les gens en bas, en tas Y se demande comment, comment y font ça La fée des villes commande c'est clair Il n'y aura plus jamais de nuits sans lumière Plus de rivières sans ponts Plus de forêts sans maisons Plus de maisons sans plafonds Plus de pissenlits sur le gazon Un coup d'baguette magique Les lacs en fosses septiques Et des déserts De fils électriques L'oiseau se dit J'ai pourtant essayé de faire comme eux J'ai construit un nid De brindilles pour deux J'ai mangé au McDo J'ai chié sur leurs autos J'ai tourné en rond Deux fois plutôt qu'une J'ai volé des objets qui brillent Et j'ai perdu des plumes Mais j'ai jamais compris pourquoi ils faisaient tout ça Être humain, c'est pas pour moi 36e étage La secrétaire perd 3 secondes À la fenêtre, quelqu'un tombe 18e étage Un pigeon est étonné Les humains font des vols planés Rez-de-chaussée Un corps se brise sans faire de bruit Et s'efface dans le béton gris Les autres continuent leur chemin L'ambulance arrive au loin Le sang sur les pieds des passants Y est déjà mort... On n’a pas le temps
9.
Personne m’a cru Quand j’ai crié Quand j’ai crié C’est trop de points d’suture Pour mon coeur écrabouillé Ça sent la rupture Il faut sourire encore Soupire mon corps Soupire mon corps La colonne solide Jamais les yeux humides Alors qu’en moi c'est vide… Un vent de tourments À devenir fou Devant ma vie Sens dessus dessous Ma face sur le ciment La pluie dans mon cou Et mon sang bouillant Qui coule dans l’égout Des mains me soulèvent Enfin quelqu’un m’étreint Enfin quelqu’un Brisant le froid Une fille trop maigre Me parle tout bas Me touche, me serre, me prend… Me prend dans ses bras ... Le pas lourd des ambulanciers Ta main sur mon front mouillé La civière roule sur le plancher Et toi tu murmures Et toi tu murmures Et toi tu murmures Mon nom J’ai pas l’droit de mourir
10.
Ce soir ton cœur tient à un fil Je sais c’est vraiment pas facile Ton chum se tire et toi tu restes, docile La balle a touché dans le mille Tu peux pas l’retenir Mais tu voudrais tellement Il s’en va t’as plus rien à perdre maintenant Ce soir j’ai peur T’as franchi le seuil T’as franchi le seuil Où tout est possible Déchire ta voix Détruis les meubles Mais passe la nuit Passe la nuit Passe la nuit, ici Jusqu’à demain Ce soir j’me sens tellement coupable On pouvait prédire la finale Un gars charmeur, sensible, malade Un cocktail qui peut faire très très mal Tu peux pas l’retenir Mais tu voudrais tellement Il s’en va t’as plus rien à perdre maintenant Ce soir j’ai peur T’as franchi le seuil T’as franchi le seuil Où tout est possible Déchire ta voix Détruis les meubles Mais passe la nuit Passe la nuit Passe la nuit, ici Jusqu’à demain Tu l’as connu il s’en allait déjà Le cœur contre un cancer Défiant la vie à chaque pas Il a voulu oublier un peu Le mauvais sort Dormir dans les bras d’une fille Avant de finir Dans les draps blancs De la mort T’avais déjà perdu Mais tu l’aimais tellement Il meurt mais j’veux pas que tu partes en même temps Ce soir j’ai peur T’as franchi le seuil T’as franchi le seuil Où tout est possible Déchire ta voix Détruis les meubles Mais passe la nuit Passe la nuit Passe la nuit, ici Jusqu’à demain Ce matin ton cœur tient à un fil
11.
I feel happy For the first time in a while I feel funny Like I’m learning again to smile And it feels like home I’ve often felt I like was caught in a spin Working too hard on things that didn’t worth fighting The end doesn’t always justify the means I’m finally getting out of this pinball machine And it feels like home It’s a bit about the world It’s a bit about me It’s a bit about a girl It’s the same old story And it feels like home I feel like I just dropped out of hyperspace To realize each life has a different pace There’s no more run when there’s no more race Everybody’s puzzle has a different shape The pieces of mine Are falling into place And it feels like home
12.
J’veux pas finir Ma vie dans un coin Comme une vieille lampe Comme un vieux dentier J’ai de la misère à trouver mon chemin J’veux pas laisser Passer toutes les chances Assis tout seul Pendant qu’le monde danse J’veux pas me gêner J’veux pas me gêner Les rêves qui grattent à ma fenêtre les soirs d’hiver Sont tellement grands Je l’sais, tout de suite J’ai presque rien à t’offrir Des fois j’me demande Comment ça que tu m’aimes? Je sais pas trop Je sais pas trop, mais c’est d’même Il y a qui traînent Leur cœur sur le trottoir Moi j’suis chanceux Quand j’me couche le soir Parce que t’es là Parce que t’es là Les rêves qui grattent à ma fenêtre les soirs d’hiver Sont tellement grands Sont tellement grands
13.
Deux cents matins de pluie Deux cents matins sans toi Deux cents matins matin gris Aujourd’hui, le brouillard se terre Et laisse mon corps fragile Nu dans la lumière C’est comme se réveiller Le lendemain d’un naufrage Se retrouver, se retrouver Vivant sur la plage La vie continue son chemin Tranquillement Tranquillement je reviens Accepter les journées d’itinérance Voyager et voyager Enfin goûter l’errance Mon cœur et ma raison S’en viennent et vont s’en viennent et vont Et très bientôt mes pieds pourront Revenir à la maison La vie continue son chemin Tranquillement Tranquillement je reviens La vie continue son chemin Tranquillement Tranquillement
14.
Ma blonde me regarde dans le blanc des yeux M'accusant doucement de pas savoir ce que je veux J'suis tanné de vivre à petit feu Mais je veux pas jouer à être heureux Y a des choses qu'on peut jamais « faker » Des semblants plus troublants qu'la vérité Mais quand je me mens personne me crois C'est fou comment j'ai pas confiance en moi J'envie tellement les gens affairés Moi aussi je veux une raison d'être pressé Mais j'ai l'impression qu'à l'arrivée La vie n'est qu'un mirage ensoleillé Y a des choses qu'on peut jamais « faker » Des semblants plus troublants qu'la vérité Pis t'as raison je sais pas où j'm'en vas Mais dis moi donc, le sais-tu plus que moi? J'suis fatigué des longs discours J'veux du silence avec du monde autour J'suis fatigué d'être étourdi Partez pas mais faites un peu moins d'bruit Y a des choses qu'on peut jamais « faker » Des semblants plus troublants qu'la vérité Pis t'as raison, je sais pas où j'm'en vas Mais dis moi donc, veux-tu venir avec moi?

credits

released December 4, 2013

Paroles et musique : François Roy
Réalisation : Luc Papineau et François Roy
Mixage et matriçage : Luc Papineau
Prise de son : Luc Papineau, François Roy, Dominiq Hamel et Grégoire Carrier-Bonneau
Arrangements : François Roy, Robert Tétreault, Bruno Jones, Dominiq Hamel et Grégoire Carrier-Bonneau avec des collaborations de Serge-André Amin et Luc Papineau.
Design graphique : Elise Eskanazi
Photographie: Christine Grosjean, Valérie Paquette, Catherine Laporte, Aurélie De Saint Sauveur, David Champagne

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